Caskiomm Space

La Caskiomm Space

MARK II α

Deuxième fusée de la Caskiomm Space, la Mk2 est très ressemblante à sa grande sœur. Elle apporte un baromètre pour connaitre la hauteur de la fusée, deux caméras, et un ordinateur de bord.

La construction de la fusée

La Mk2 a une conception très similaire à celle de la Mk1, excepté le cône et les ailettes.

Fusion 360 étant notre logiciel CAD de prédilection, nous avons encore une fois modélisé les pièces avec.

Le cône est une extension de celui de la Mk1, avec un motif different, car les hexagones rendait la pièce plus fragile. Le système de fixation du cordon antichoc a été modifié, avec un capuchon qui s’accroche par l’extérieur.
Il y a aussi deux emplacement pour caméra au haut et en bas, qui sont opposés, pour pouvoir avoir une vue de chaque côté de la fusée.

 

Le bloc moteur est lui aussi une modification du bloc de la mk1. On a modifié les ailettes pour rapprocher le centre de pression au centre de gravité car ayant plus de poids à l’avant (avec l’électronique), la stabilité en est changée. Le système d’accroche du cordon antichoc a été remplacé par un trou dans l’ailette, car passer le cordon dans le trou en U du bloc de la Mk1 était quasi impossible.

Le système de parachute est le même que pour la Mk1, le parachute est accroché par un nœud au cordon antichoc et le cône est éjecté par la charge d’ejection du moteur.

L'électronique

Après la Mk1, le but était d’integrer plus de capteurs et de caméra, pour mieux examiner le vol de la fusée. On a donc un altimètre, (qui est en fait un baromètre qui, avec la pression de l’air, en déduit l’altitude) un module carte micro SD, pour pouvoir enregistrer l’altitude en temps réel, deux caméras à des directions opposés, deux batteries, un booster de tension pour avoir du 5V et un arduino nano pour gérer le tout.

A la base, la Mk2 devait integrer une communication radio et un GPS, en plus de ce qu’il y a déjà. Mais en raison de contraintes imprévues, le temps disponible a la création de la Mk2 a été réduit de 2 jours. On a donc abandonné le GPS et les modules radio. (Ce qui en fait les a peut être sauvé, vous comprendrez)

Le lancement

Pour le lancement nous avons choisi un endroit qui est a 1km de toute habitation, pour avoir assez de place.

On y a donc installé la plaque de lancement pyrogravée par nos soins, planté la barre en fer de guidage, et préparé la fusée. On a eu un petit soucis avec le tube de guidage en papier, qui s’est décollé de la fusée. Heureusement pour nous, un ami était là avec sa mère, et ils sont allé chercher du scotch chez eux, car ils n’habitent pas loin du lieux de lancement. On les en remercie beaucoup!

Une fois le tube remis en place, l’igniter enfoncé dans le moteur et la shlagbox v2 branchée, tout était paré au décollage!

Pendant que tout le monde se mettait en place, Celio a rapidement listé les composants de la fusée

Les connections de l’igniter s’était détachées

Si vous avez regardé la vidéo du lancement de la Mk1, vous avez surement dû remarquer que la fusée n’a pas décollé à la fin du compte à rebours. Pour compenser, Maxence a démarré la Mk2 lorsque le compte à rebours était a 3. Malheureusement, la Shlagbox V2 étant plus puissante que la V1, la Mk2 à décollé instantanément. C’est de là que vient le mouvement de recul que Maxence a eu au décollage, et c’est aussi pour cela que le cameraman de la deuxième vidéo (le frère de Celio) a perdu de vue la fusée.

La récupération

Et oui… La fusée s’est écrasée. La charge d’éjection n’a pas été assez puissante pour sortir le cône du tube, empêchant le parachute de se déployer, et brûlant le parachute au passage.

A cause du choc de l’atterrissage, les batteries se sont détachées du reste du système. On a donc pas de vidéo, car les caméras font une sauvegarde de ce qu’elles ont filmé toute les 5 minutes, et le vol n’a pas duré 5 minutes.

On a quand même réussi a récupéré l’altitude en temps réel, car dans notre programme Arduino, on mesure la pression atmosphérique toute les demi-secondes, et on écrit sur la carte SD par palier de 1 seconde.

Le convertisseur de tension -qui augmente les 3.7V de la batterie en 5V- a perdu un condensateur, il faudra donc en ressouder un.

On est finalement un peu content de ne pas avoir intégré de GPS ni de radio, parce que notre cône excessivement long aurait probablement aussi mené a leur perte (et comme la Mk2 a atterri a 5 mètres de nous, un GPS n’aurait été d’aucune utilité). Bon, ça sera pour la Mk3!

Tout ce qu’il nous reste c’est deux caméras (dont une qui ne fonctionne plus), un fichier texte de l’altitude, une batterie dont les fils ont été arrachés (ça se ressoude) et un booster de tension cassé. Pas mal!

Le debrief

L’idée de simplement rallonger le cône en était une très mauvaise. En effet, les frictions entre le tube et le cône furent trop élevée pour la charge d’éjection. Pour la Mk3, il faut donc complètement changer le système de parachute. Il faut aussi placer le GPS et les modules radio. On va donc passer sur un tube plus large et (peut être) des moteurs plus puissants.