Caskiomm Space

La Caskiomm Space

Mark I

Résultat de nos recherches sur l’astromodélisme, la Mk1 est le fruit de nombreux tests, et d’une passion pour le spatial.

La construction de la fusée

La Mk1 est composé d’un tube en carton de 33.7mm de diametre, d’un cône détachable et d’un « bloc moteur » (auquel sont attachées les ailettes) imprimés en 3D, d’un moteur à poudre Estes D12-7 et d’un système vidéo à l’intérieur du cône.

Le cône et le bloc moteur ont été modélisés sur Fusion360. Le cône est creux et peut être refermé par une pièce qui s’insère par le dessous, puis se tourne. Le pavage hexagonal permet d’alléger le tout, tout en gardant une solidité optimale. Il y a une accroche en dessous du cône afin d’y nouer un cordon antichoc, qui reliera le cône au reste de la fusée.

Le bloc moteur (ou porte-moteur) est un tube de diamètre interne de 24.5mm, soit le même diamètre qu’un moteur. Il y a aussi un système d’accroche pour le cordon anti-choc, le porte-moteur étant collé au tube de la fusée.

Un tube en papier est collé sur le côté de la fusée, afin de la maintenir droite le temps du décollage.

Le parachute est accroché au cordon antichoc, à mi chemin entre le cône et le tube. De cette manière, lorsque la charge d’éjection s’activera, le cône sortira du tube, et entraînera le parachute, qui pourra alors ralentir la descente de la fusée.

L'électronique

L’électronique à l’intérieur de la Mk1 est plutôt basique. On a démonté un hélicoptère télécommandé pour récupérer le système de caméra (d’ailleurs, une fois remonté, l’hélicoptère fonctionne parfaitement). On a donc au total : Une batterie, une carte mère d’un hélicoptère télécommandé et un port micro SD pour enregistrer la vidéo.

Le lancement

Une fois la fusée terminée (elle est belle hein?), nous sommes parti dans un champ voisin, on a installé la plaque de lancement et la barre de guidage, lancé la caméra interne et installé l’allumeur électronique ainsi que la Shlagbox V1.

Une fois que tout le monde était en place, c’est-a-dire à une distance suffisante pour éviter un choc fusée-cranial, le compte à rebours a été démarré, et la fusée a démarré.

Quelques arrêts sur image lors du déploiement du parachute :

La récupération

C’est maintenant que les choses deviennent intéressantes. Vous vous rappelez du cordon antichoc? On a choisi d’utiliser du TPU (un filament élastique pour impressions 3D) car il est solide et un peu élastique. Malheureusement, le changement de température lié à la charge d’éjection, même très rapide, fut trop élevé pour le filament TPU, qui a fondu.

petit filou

Le cône s’est donc détaché du tube. Avec la caméra dedans. Moment de panique. Enfin pas vraiment, car au moment du déploiement, Celio avait le cône en visuel, grâce au parachute qui est orange. Seule une des sœurs de Maxence a vu le reste de la fusée atterrir. 

On a donc commencé à courir le plus vite possible en direction du cône, qui s’approchait dangereusement du village. Une fois arrivés dans le village, on  a perdu de vue le cône après qu’il soit passé derrière une maison. On est donc allé gentiment demander à ses résidents si on pouvait passer chez eux pour aller le récupérer. Avec leur accord, on a traversé leur terrain et on a retrouvé le cône, qui filmait encore! 

Voici le trajet que la Mk1 a emprunté. En tout, elle a parcouru 820 mètres. Le lancement est le point le plus au dessus, le point du centre représente le déploiement du parachute, et le dernier point est l’atterrissage.
(A peu près, les positions sont une combinaison de mémoire, d’analyse de la vidéo embarquée et du temps de vol)

Une fois de retour au QG de Caskiomm Space, on a analysé en détail ce qu’il reste du cône et du tube (que la sœur de Maxence a récupéré). Une fois avoir récupéré la carte micro SD du cône, on a regardé la vidéo embarqué. On a ensuite découpé le porte moteur et le moteur pour avoir une coupe longitudinale.
Désormais, chacun d’entre nous possède une moitié du moteur, et Celio a récupéré le cône. (Tirage au chi-fou-mi).

Le debrief

Le lancement de la Mk1 était donc quasiment parfait. Si ce n’était pas pour un cordon antichoc mal choisi, elle n’aurait surement pas plané jusqu’au village. Pour la prochaine fusée, l’objectif est d’intégrer des capteurs afin de pouvoir mesurer la hauteur de vol, ainsi qu’une meilleur caméra.